« Zone Grise »

Ce qui se banalise, et ce que ça finit par coûter

Une entreprise fictive traverse des tensions internes. Aucune plainte formelle n'a été déposée, mais des comportements préoccupants remontent de façon officieuse (une remarque de couloir, un mail resté sans suite, un départ que personne n'explique vraiment). Une cellule d'observation est mandatée pour examiner ce que l'entreprise a laissé derrière elle.

Tout commence par une conversation à la machine à café, anodine en apparence. Puis les joueur·euse·s fouillent les objets du quotidien de l'entreprise : l'imprimante, un bureau, des casiers, les papiers qui traînent. Pièce après pièce, ils reconstituent les rôles que chacun·e tient sans jamais se les avouer :

  • Celle ou celui qui subit, en silence.
  • Celle ou celui qui banalise, et transforme les faits en « blagues ».
  • Celle ou celui qui exerce une autorité complaisante et couvre.
  • Celle ou celui qui voit tout, mais ne se sent pas le pouvoir d'agir.
  • Et celle ou celui qui, simplement, laisse faire.

Leur mission n'est pas de désigner un·e coupable, mais de classer les comportements selon leur gravité (de l'agissement sexiste banalisé à la discrimination, puis au harcèlement) et d'identifier le point de rupture, celui à partir duquel la situation ne pouvait plus que s'aggraver.

L'objet final est une lettre, retrouvée là où personne ne l'attendait : le symbole d'un système de silence et d'usure. Sa découverte referme l'enquête et ouvre le débrief, où le groupe revient sur les indices trouvés, en débat, et confronte ce que chacun·e a compris du jeu, le tout adossé au cadre légal.

Format entreprise : le décor se déploie dans une simple salle de réunion. Pensé pour une démarche QVCT, un plan d'égalité professionnelle ou la mission d'un·e référent·e harcèlement.

Affiche « STOP ! Harcèlement sexuel, agissements sexistes au travail »
Plaquette de l'escape game « Zone Grise » : les cinq personnages de l'enquête sur les violences au travail

Une progression en trois actes

Ce qu'on entend sans y faire attention

Agissements sexistes et ambiance banalisée. Les « blagues », les remarques, les objets du quotidien qui installent un climat. Le degré zéro, celui qu'on ne relève jamais.

Ce qu'on voit mais qu'on justifie

Discrimination indirecte. Deux évaluations à comparer, des formulations subjectives, une mobilité refusée sans motif clair, un signalement qui n'a pas été retenu.

Ce qui ne se dit pas mais détruit

Harcèlement sexuel et santé mentale. La chronologie de l'escalade se reconstitue, jusqu'à la pression et la menace de représailles en cas de parole.

Le déroulé d'une intervention

Escape game mobile sur les violences sexistes et sexuelles au travail

Installation sur site

Une salle de réunion suffit. Nous apportons l'ensemble du décor et le montons en une quinzaine de minutes. Merci de prévoir un vidéoprojecteur, nécessaire au quiz du débriefing.

Briefing

Les participant·e·s forment la cellule d'observation. Le ou la Game Master pose le contexte et le mandat, sans jamais annoncer ce qu'ils vont trouver.

L'enquête en trois actes

La gravité monte d'un acte à l'autre. Les joueur·euse·s collectent, comparent, classent, et mesurent par eux-mêmes la continuité entre la remarque anodine et le fait grave.

Le débrief (environ 1 heure)

Retour sur les différents indices trouvés, et débat : ce que chacun·e en a compris, ce qui lui a échappé. L'échange fait le lien avec le cadre légal et aborde l'impact psychologique des situations traversées.

Le quiz de fin

Le débriefing prolonge l'expérience et la referme : un quiz projeté permet de vérifier, avec le groupe, que le message est bien passé et que chacun·e saura reconnaître ces situations dans son quotidien professionnel.

Escape game mobile sur les violences sexistes et sexuelles au travail

Pour quelles organisations ?

Entreprises, collectivités et associations, dans le cadre d'une démarche QVCT, d'un plan d'égalité professionnelle, de la mission d'un·e référent·e harcèlement, ou d'un temps fort de sensibilisation.

Le format se prête aux équipes comme aux fonctions d'encadrement : chacun·e y mesure, depuis sa place, ce qui se laisse passer et ce qui devrait se dire.

Répondre à une obligation, pas seulement cocher une case

La loi ne laisse pas le sujet au bon vouloir de chacun·e. Le Code du travail impose à l'employeur une obligation de prévention des agissements sexistes et du harcèlement sexuel : nul ne doit subir d'agissement sexiste (art. L1142-2-1), le harcèlement sexuel est prohibé (art. L1153-1) et l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la santé physique et mentale de ses salarié·e·s (art. L4121-1), les informer et afficher les recours possibles.

Cette prévention s'organise aussi dans les instances : un·e référent·e harcèlement sexuel est obligatoire dans les entreprises d'au moins 250 salarié·e·s, et un·e référent·e est désigné·e par le CSE dans toute entreprise qui en est dotée.

Un escape game de sensibilisation n'est évidemment pas obligatoire en tant que tel. Mais il donne un contenu concret à cette obligation : plutôt qu'une note de service vite classée, une expérience vécue qui fait comprendre, de l'intérieur, où commence le harcèlement, et pourquoi le silence finit par coûter cher, à la personne comme à l'organisation.

Le scénario peut être adapté à votre besoin. Toute modification fait l'objet d'une étude et d'un devis : dites-nous ce que vous avez en tête, nous vous dirons ce qui est réalisable.

Décrivez-nous votre contexte dans le formulaire ci-dessous, nous vous répondrons avec une proposition adaptée au nombre de groupes et à la durée retenue.

Kakémono de l'escape game « Zone Grise » installé dans une salle de réunion : les cinq personnages et la bande dessinée de l'enquête

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Questions fréquentes

Sur quoi porte précisément le scénario ?

Sur le continuum qui va des agissements sexistes banalisés à la discrimination indirecte, puis au harcèlement sexuel. Les joueur·euse·s classent les comportements selon leur gravité et identifient le point de rupture.

Combien de participant·e·s par session ?

8 personnes au maximum par session. Le décor se réarme en une dizaine de minutes, ce qui permet d'enchaîner plusieurs équipes sur une demi-journée ou une journée.

Que faut-il prévoir dans nos locaux ?

Une salle de réunion suffit. Nous apportons l'ensemble du décor et le montons en une quinzaine de minutes. Seul un vidéoprojecteur est à prévoir de votre côté, nécessaire au quiz du débriefing.

Le sujet n'est-il pas trop sensible pour un jeu ?

Le jeu ne met en scène aucune situation subie par un participant : l'enquête porte sur des personnages fictifs. C'est cette distance qui permet d'aborder le sujet sans mise en cause personnelle, et le débrief qui fait le lien avec le cadre légal.

À qui s'adresse cette intervention ?

Aux entreprises, collectivités et associations, dans le cadre d'une démarche QVCT, d'un plan d'égalité professionnelle, de la mission d'un·e référent·e harcèlement ou d'un temps fort de sensibilisation.

Où se déroule l'intervention ?

Dans vos locaux : une salle de réunion suffit, nous apportons et montons l'ensemble du décor. Life'Scape est basé à Clermont-Ferrand ; précisez votre localisation dans le formulaire pour que nous étudiions le déplacement.

Combien coûte l'intervention ?

L'intervention est sur devis : le tarif dépend du nombre de groupes à faire passer, de la durée et du lieu. Décrivez votre contexte dans le formulaire pour recevoir une proposition adaptée.